GRC

Bailly

'conj. et adv. ;
A conj. :
   I et : s’emploie :
      1 dans une même propos. pour unir deux mots de même catégorie (noms, adj., verbes, etc.) : αἱ βάλανοι τῶν φοινίκων θαυμάσιαι ἦσαν τὸ κάλλος καὶ τὸ μέγεθος, XÉN. An. 2, 3, 15, les dattes étaient merveilleuses de beauté et de grosseur ; δεινόν τινα λέγεις καὶ θαυμαστὸν ἄνδρα, PLAT. Rsp. 586 c, tu parles là d’un homme bien habile et merveilleux ; même si les deux mots expriment une idée contraire, dans ce cas καί équivaut à notre « mais » : εἰ δέ τι τυγχάνει ἀηδὲς καὶ ὠφέλιμον, PLAT. Gorg. 502 b, et s’il se trouve qu’une chose est à la fois désagréable et utile (càd. mais utile) ; particul. pour attirer l’attention sur une partie d’un tout : θεῶν ἁπάντων ᾤετο καὶ Ποσειδῶνος κρατήσειν, ESCHL. Pers. 749, il pensait devoir être plus fort que tous les dieux et que Poséidon en particulier ; pour exprimer avec plus de précision une idée générale : πρὸς δῶμα Διὸς καὶ μακρὸν Ὄλυμπον, IL. 5, 398, vers la demeure de Zeus, vers le vaste Olympe ; cf. HH. Ap. 17 ; après l’adj. πολύς, pour rattacher à l’idée de nombre une idée de qualité : πολλοὶ καὶ ἀγαθοὶ φίλοι εἰσὶν ἐμοί, XÉN. Cyr. 5, 2, 11, j’ai beaucoup de bons amis ; ὑμᾶς εἶδον εἰς πολλὰ καὶ ἀμήχανα ἐμπεπτωκότας, XÉN. An. 2, 3, 18, j’ai vu que vous étiez tombés dans de graves et nombreux embarras ; — après les adj. ou adv. qui marquent la parité ou la ressemblance : εἰ τοίνυν ἐκεῖνοι γνώμῃσι ἐχρέοντο ὁμοίῃσι καὶ σύ, HDT. 7, 50, si donc ils avaient les mêmes sentiments que toi ; σεϐίζω σ' ἴσα καὶ μάκαρας, EUR. El. 994, je t’honore à l’égal des bienheureux ; cf. SOPH. O.R. 612, O.R. 1187 ; THC. 2, 60 ; 3, 14, etc. ; αἱ δαπάναι οὐχ ὁμοίως καὶ πρίν, ἀλλὰ πολλῷ μείζους καθέστασαν, THC. 7, 28, les dépenses étaient non plus les mêmes qu’auparavant, mais bien plus considérables ; — après les adj. ou adv. qui marquent une idée de différence (v. ἄλλος et ἄλλως, ἕτερος et ἑτέρως) : πᾶν τοὐναντίον ἔχει νῦν τε καὶ ὅτε, PLAT. Leg. 967 a, c’est maintenant tout le contraire du temps où, etc. ;
      2 pour unir deux propos. : ὁ ἵππος πίπτει εἰς γόνατα, καὶ μικροῦ κἀκεῖνον ἐξετραχήλισεν, XÉN. Cyr. 1, 4, 8, le cheval tombe sur les genoux, et peu s’en fallut qu’il ne précipitât Cyrus ; même si les deux propos. expriment une idée contraire : γιγνώσκειν ὅστις τε εὐδαίμων ἐστὶ καὶ ὅστις μή, PLAT. Gorg. 472 d, apprendre qui est heureux et qui ne l’est pas ; cf. PLAT. Theæt. 176 b ; — pour marquer une conséquence de l’idée exprimée dans la première propos. : σμικρὸν λαϐὲ παράδειγμα καὶ πάντα εἴσει ἃ βούλομαι, PLAT. Theæt. 154 c, prends un petit exemple et tu sauras tout ce que je veux dire ; — pour marquer un rapport de simultanéité entre deux propos. : καὶ ἤδη τε ἦν περὶ πλήθουσαν ἀγορὰν καὶ ἔρχονται παρὰ βασιλέως κήρυκες. XÉN. An. 2, 1, 7, c’était l’heure où le marché est plein, lorsque arrivèrent des hérauts de la part du grand roi ; καὶ ἥκομεν καὶ ἡμῖν ἐξελθὼν ὁ θυρωρὸς εἶπε, PLAT. Phæd. 59 e, nous étions arrivés : alors le portier sortit et nous dit ; οἱ Λακεδαιμόνιοι οὐκ ἔφθασαν τὴν ἀρχὴν κατασχόντες καὶ τοῖς Θηϐαίοις εὐθὺς ἐπεϐούλευσαν, ISOCR. 8, 98 Baiter-Sauppe, les Lacédémoniens ne furent pas plus tôt en possession du pouvoir qu’ils tendirent des embûches aux Thébains ;
      3 au commenc. d’une phrase : καὶ ὁ Σωκράτης ἔφη, PLAT. Phæd. 60 a, alors Socrate dit ; particul. dev. un impér. pour marquer un mouvement d’affection ou d’encouragement au sens du franç. « et maintenant » ou « allons ! » : καί μοι δὸς τὴν χεῖρα, IL. 23, 75, allons ! donne-moi la main ; καί μοι λέγε, PLAT. Euthyphr. 3 a, allons ! dis-moi, etc. ; — dans les interrog. pour donner plus de vivacité à la phrase : καὶ ταῦτα δρᾶν νοεῖς ; SOPH. Ph. 921, et tu penses à faire cela ? κἄπειτ' ἔκανες ; EUR. Med. 1398, et c’est par suite de cet amour (càd. parce qu’ils te sont chers) que tu les as tués ? — Rem. Au sens de « et » καί se construit en relation avec un autre καί au sens de « et… et » : ἐπολιόρκει Μίλητον καὶ κατὰ γῆν καὶ κατὰ θάλατταν, XÉN. An. 1, 1, 7, il assiégeait Milet et par terre et par mer ; καὶ τότε καὶ νῦν, PLAT. Phil. 60 c, et alors et maintenant ; au sens de « aussi bien que », « non seulement… mais encore » : ἐν τῇ Κύρου ἀρχῇ ἐγένετο καὶ Ἕλληνι καὶ βαρϐάρῳ μηδὲν ἀδικοῦντι ἀδεῶς πορεύεσθαι ὅπῃ τις ἤθελεν, XÉN. An. 1, 9, 13, dans le gouvernement de Cyrus, il était loisible à tout Grec ou barbare qui ne faisait rien de mal d’aller sans crainte par où il voulait ; dans cette construct. le second καί peut avoir une valeur restrictive, au sens de notre « et cependant » : σὺ καὶ δέδορκας, κοὐ βλέπεις ἵν' εἶ κακοῦ, SOPH. O.R. 413, toi tu vois (la lumière du jour) et cependant tu ne vois pas l’étendue de ton malheur. Dans une énumération, καί est répété autant de fois qu’il y a de termes dans l’énumération : Ἀγησιλάῳ ἑαυτὸν καὶ τὴν γυναῖκα καὶ τὰ τέκνα καὶ τὴν δύναμιν ἐνεχείρισε, XÉN. Ages. 3, 3 (le Perse Spithridatès) se remit à la discrétion d’Agésilas avec sa femme, ses enfants et toute sa fortune ; αἱ δὲ ἔλαφοι καὶ δορκάδες καὶ οἱ ἄγριοι οἶες καὶ οἱ ὄνοι οἱ ἄγριοι, XÉN. Cyr. 1, 4, 7, les biches, les chevreuils, les brebis sauvages et les onagres ; ainsi répété quatre fois, SOPH. O.R. 1091 ; cinq fois, SOPH. Ant. 354 ; dans ce cas, le dernier καί peut être remplacé par δέ, lorsqu’on veut appeler l’attention particulièrement sur ce dernier terme (v. δέ) ; avec τε antérieur pour relier plus étroitement deux mots d’une propos. : ἀεί τε καὶ τότε, PLAT. Phædr. 254 a, et toujours et alors en particulier ; ἐθήρευεν ἀπὸ ἵππου, ὁπότε γυμνάσαι βούλοιτο ἑαυτόν τε καὶ τοὺς ἵππους, XÉN. An. 1, 2, 7, Cyrus chassait à cheval, toutes les fois qu’il voulait s’exercer lui et ses chevaux ; particul. entre πολύς ou ὀλίγος et un autre adj. : πολλάς τε καὶ εὐδαίμονας καὶ μεγάλας πόλεις οἰκοῦσιν, XÉN. An. 3, 2, 23, (les Mysiens) habitent un grand nombre de villes florissantes et considérables ; πολλὰ καὶ κακά, πολλά τε καὶ ἀνόσια, PLAT. Rsp. 615 d, beaucoup de mauvaises choses, et aussi beaucoup de choses impies ; dans cette construct. la propos. commençant par καί peut être anacoluthique : ἔρχεται δὲ αὐτὴ ἡ Μανδάνη πρὸς τὸν πατέρα καὶ τὸν Κῦρον τὸν υἱὸν ἔχουσα, XÉN. Cyr. 1, 3, 1 (pour καὶ ὁ Κῦρος ὁ υἱὸς μετ' αὐτῆς ἔρχεται), Mandane arrive chez son père amenant avec elle son fils Cyrus ; cf. HDT. 9, 104, etc. ; — avec τε postérieur, SOPH. Ph. 421, 581, etc. (v. τε) ;
   II et même, même :
      1 entre deux adj. dont le second renchérit sur le sens du premier, « et même », « et de plus », « et en outre » : ἀλλὰ παρῆσάν τινες καὶ πολλοί γε, PLAT. Phæd. 58 d, mais il y en avait là quelques-uns et même en grand nombre ; ἡ ἀνθρωπίνη σοφία ὀλίγου τινὸς ἀξία ἐστὶ καὶ οὐδενός, PLAT. Ap. 23 a, la sagesse humaine a bien peu de valeur ou même elle n’en a aucune ; dans cette construct. dev. un compar. ou un superl. ἐχθροὶ καὶ ἔχθιστοι, THC. 7, 68, ennemis et même ennemis acharnés ;
      2 dans les locut. καὶ τοῦτο, καὶ ταῦτα, au sens du franç. « et cela » (cf. lat. idque), « et en même temps » : γελᾶν ἀναπείθων, καὶ ταῦθ' οὕτω πολέμιον ὄντα τῷ γέλωτι, XÉN. Cyr. 2, 2, 16, (en) lui persuadant de rire, et cela quand il est un ennemi déclaré du rire ; σὺ δέ μοι δοκεῖς οὐ προσέχειν τὸν νοῦν τούτοις, καὶ ταῦτα σοφὸς ὤν, PLAT. Gorg. 508 a, il me semble que tu ne fais pas attention à cela, tout sage que tu es (litt. et cela bien que tu sois sage) ;
      3 dev. un adv. marquant l’affirmation ou placé dev. un adj. pour lui donner la valeur d’un superl. καὶ πάνυ, ATT. ; καὶ μάλα ; IL. 13, 237, etc. ; καὶ λίην, OD. 1, 46 ; 11, 180, etc. même tout à fait ;
   III et en outre : παντάπασιν ἀπόρων ἐστὶ καὶ ἀμηχάνων καὶ ἀνάγκῃ ἐχομένων, καὶ τούτων πονηρῶν, XÉN. An. 2, 5, 21, c’est un moyen digne de gens absolument dépourvus de ressources, impuissants, pressés par la nécessité, et en outre pervers ;
   IV et ensuite, puis : μικρὸς καὶ μέγας, SOPH. O.R. 1082, petit d’abord, grand ensuite ;
   V ou : ὁμοίως καὶ παραπλησίως, DÉM. 36, commenc. semblablement ou d’une façon très rapprochée ; particul. entre deux n. de nombre : ἕνα καὶ δύο, IL. 2, 346, un ou deux ; δύο καὶ τρία βήματα, XÉN. An. 4, 7, 10, deux ou trois pas ; avec le plus petit nombre le dernier : ἐν ἓξ καὶ πέντε σταδίοις, POL. en cinq ou six stades ;
B adv., aussi, même :
   I aussi, de même : ἔστι δὲ καὶ βασίλεια ἐν Κελαιναῖς, XÉN. An. 1, 2, 8, il y a aussi un château royal à Kélænes, càd. un autre château royal ; particul. :
      1 dans une propos. en corrélation avec une propos. conditionn. : ἐὰν τριγώνου αἱ δύο γωνίαι ἴσαι ἀλλήλαις ὦσι, καὶ αἱ ὑπὸ τὰς ἴσας γωνίας ὑποτείνουσαι πλευραὶ ἴσαι ἀλλήλαις ἔσονται, EUCL. Elem. 1, 6, si deux angles d’un triangle sont égaux entre eux, les côtés opposés aux angles égaux seront également égaux entre eux ;
      2 dans les périodes qui expriment une comparaison, et où καί s’emploie : dans la propos. démonstrative seule : γίγνεται γὰρ δὴ καὶ παισὶ πρὸς ἀλλήλους ὥσπερ ἀνδράσιν ἐγκλήματα, XÉN. Cyr. 1, 2, 6, car parmi les enfants les uns à l’égard des autres, comme parmi les hommes, naissent des accusations ; — dans les deux propos. (démonstrative et relative) : σκέψαι δὴ ἐὰν ἄρα καὶ σοὶ ξυνδοκῇ ἅπερ καὶ ἐμοί, PLAT. Phæd. 64 c, examine donc si toi aussi tu penses comme moi ; ἀπάγγελλε τοίνυν ὅτι καὶ ἡμῖν ταὐτὰ δοκεῖ ἅπερ καὶ βασιλεῖ, XÉN. An. 2, 1, 22, retourne donc annoncer que nous sommes du même avis que le roi ; δεῖ ὑμᾶς, ὥσπερ καὶ τιμῶν μεθέξετε, οὕτω καὶ τῶν κινδύνων μετέχειν, XÉN. Hell. 2, 4, 9, il faut que, partageant les honneurs, vous partagiez de même les périls ; — dans la propos. relative seule : βασιλεὺς ὥσπερ καὶ ἐν πολέμῳ ἡγεμών ἐστιν αὐτοῖς, XÉN. Cyr. 1, 2, 10, le roi les conduit là (à la chasse) absolument comme à la guerre ; même lorsqu’il semblerait que καί se rattache plutôt à la propos. démonstrative : ὅσ' οἶδα κἀγὼ πάντ' ἐπιστήσει κλύων, SOPH. O.C. 53, écoute, et tout ce que je sais moi-même, tu le sauras (pour ὅσ' οἶδ' ἐγὼ καὶ σὺ ἐπιστήσει, tout ce que je sais, tu le sauras toi-même) ; cf. SOPH. O.C. 77 ; XÉN. Cyr. 4, 2, 22 ; AN. 7, 7, 47 ;
      3 dans les locut. εἴ τις καὶ ἄλλος, etc. ; ὥς τις καὶ ἄλλος, etc. ; εἴ τις καὶ ἄλλος ἀνήρ, καὶ Κῦρος ἄξιός ἐστι θαυμάζεσθαι, XÉN. Cyr. 5, 1, 6, si qqn est digne d’admiration, c’est bien Cyrus ; εἴπερ τις καὶ ἄλλος, PLAT. Phæd. 66 a, si jamais il en fut ; cf. PLAT. Phæd. 58 e : ἱκανὸς ὥς τις καὶ ἄλλος φροντίζειν ἦν ὅπως ἔχοι ἡ στρατιὰ τὰ ἐπιτήδεια, XÉN. An. 2, 6, 8, il était capable autant que personne d’imaginer les moyens de fournir des vivres à l’armée ;
      4 devant les pron. αὐτός et οὗτος : καὶ αὐτός, lui-même aussi (lat. ipse quoque) ; καὶ οὗτος, celui-ci aussi (lat. hic quoque) : ἐπειδὴ σαφῶς ἀπιόντας ἤδη ἑώρων οἱ Ἕλληνες, ἐπορεύοντο καὶ αὐτοὶ ἀναζεύξαντες, XÉN. An. 3, 4, 37, lorsque les Grecs virent (les barbares) s’éloigner sans qu’on en pût douter, ils levèrent le camp eux aussi et se mirent en marche ; ῥεῖ ὁ Μαίανδρος διὰ τῆς πόλεως· ἔστι δὲ καὶ βασίλεια ἐν Κελαιναῖς ἐπὶ ταῖς πηγαῖς τοῦ Μαρσύου ποταμοῦ· ῥεῖ δὲ καὶ οὗτος διὰ τῆς πόλεως, XÉN. An. 1, 2, 8, le Méandre coule à travers la ville ; il y a aussi un château royal à Kélænes aux sources du Marsyas ; ce fleuve aussi coule à travers la ville ;
      5 devant les pron. ἐγώ, ἡμεῖς, σύ, etc. : ἦ καὶ ἐγὼ εἴπω ὅ τι γιγνώσκω ; XÉN. Cyr. 2, 4, 8, et moi aussi dirai-je ce que je pense ? cf. κἀγώ, SOPH. Ph. 192, etc. ; κἀμοῦ, SOPH. O.R. 575, etc. ; κἀμοί, SOPH. O.R. 1356, etc. ; κἀμέ, SOPH. Ph. 1255, etc. ; χἠμεῖς, SOPH. O.C. 1037, etc. ; καὶ σύ, SOPH. Ph. 248, etc. ; καὶ σοί, SOPH. O.R. 1294, etc. ; devant les pron. réfléchis : κἀμαυτήν, SOPH. El. 332, moi-même aussi ; devant les pron. démonstrat. : κἀκείνῳ, SOPH. El. 459, à celui-là aussi ; devant les pron. possessifs : κἀμὸν γένος, SOPH. El. 965, ma race aussi ;
      6 devant l’article : χὠ, SOPH. El. 1030, et le… aussi, etc. ;
      7 devant un adv. : κἀνταῦθα, SOPH. Ph. 429, et là aussi ; καὶ νῦν, SOPH. Ph. 1011, etc. maintenant encore ; καὶ ὡς, ATT. de cette manière aussi ; particul. devant un adv. de temps et en corrélation avec une conj. antérieure marquant une idée de temps, pour exprimer une idée de simultanéité, surt. chez les Épq. : ἦμος δ' ἠέλιος μέσον οὐρανὸν ἀμφιϐεϐήκει, καὶ τότε δὴ χρύσεια πατὴρ ἐτίταινε τάλαντα, IL. 8, 68, mais quand le soleil fut monté au milieu du ciel, juste à ce moment le maître des dieux tendit ses balances d’or ; de même ὅτε… καὶ τότε : ἀλλ' ὅτε δή… καὶ τότε δή, IL. 1, 494, mais lorsque… alors, etc. ; cf. IL. 24, 31 ; ou simpl. sans être construit devant un autre adv., pour marquer une corrélation avec une conj. antérieure exprimant soit une idée de temps, soit une condition : ἐπεὶ… καί : αὐτὰρ ἐπεὶ δείπνησε, καί οἱ δῶκε σκύφος, OD. 14, 111, quand il eut achevé son repas, alors (Eumée) lui donna la coupe ; cf. OD. 3, 130 ; εἰ δέ τευ ἐξ ἄλλου γε θεῶν γένευ, καί κεν δὴ πάλαι, etc. IL. 5, 897, mais si tu étais né de quelque autre dieu, sans doute il y a longtemps que, etc. ;
   II même :
      1 en gén. : Ἀγησίλαος καὶ ὁπότε εὐτυχοίη, οὐκ ἀνθρώπων ὑπερεφρόνει, ἀλλὰ θεοῖς χάριν ᾔδει, XÉN. Ages. 11, 2, Agésilas, même dans la prospérité, ne méprisait pas les hommes, et quant aux dieux, il leur rendait grâces ; particul. dev. un superl. pour en augmenter encore la valeur : σκέψασθε εἰ ἄρα τοῦτο καὶ μωρότατον πεποιήκασιν οἱ βάρϐαροι, XÉN. An. 3, 2, 22, voyez si par hasard ce ne serait même pas là la plus grande folie qu’auraient faite les barbares ; οὗτοι οἱ λόγοι καὶ μάλιστα ἐνδύονται ταῖς ψυχαῖς τῶν ἀκουόντων, XÉN. Cyr. 2, 1, 13, ces discours s’enfoncent profondément dans l’esprit de ceux qui les entendent ; cf. PLAT. Epin. 985 c, etc. ; — dev. τοῦτο ou ταῦτα : ἀλλ' ἀρκεῖ καὶ τοῦτο, PLAT. Gorg. 498 a ou ἀλλὰ καὶ ταῦτα ἀρκεῖ, PLAT. Phæd. 108 e, mais cela (même) suffit ; après εἴπερ et ἵνα : εἴπερ καὶ νῦν, PLAT. Parm. 155 d, si toutefois maintenant ; ἵνα καὶ εἰδῶ ὅ τι λέγεις, PLAT. Gorg. 467 c, afin que je sache ce que tu veux dire ; cf. PLAT. Theæt. 163 c, Rsp. 450 c, etc. En ce sens, construit dev. un part. καί équivaut à « quoique » : πὰρ δύναμιν δ' οὐκ ἔστι καὶ ἐσσύμενον πολεμίζειν, IL. 13, 787, même (càd. quoique) emporté par son ardeur, un guerrier ne peut combattre au delà de ses forces ; ἐγὼ σκοτώσω βλέφαρα καὶ δεδορκότα, SOPH. Aj. 85, j’obscurcirai ses paupières même ouvertes à la lumière du jour ; particul. dev. un n. de nombre : γενομένης καὶ δὶς ἐκκλησίας, THC. 1, 44, litt. une assemblée ayant été tenue jusqu’à deux fois ;
      2 même, au sens de « seulement » : ἱέμενος καὶ καπνὸν νοῆσαι, OD. 1, 58, (Ulysse) qui souhaiterait voir seulement la fumée (s’élever de la terre natale) ;
C Rem. :
   I conj. ou adv. καί se joint à diverses particules :
      1 καὶ ἄν (v. ἄν) ;
      2 καὶ γάρ, et en effet ; en ce sens καί se rapporte à ce qui suit immédiatement, IL. 3, 188 ; cf. OD. 18, 261, etc. ; XÉN. An. 2, 1, 5, etc. ; — car aussi bien, avec un second καί ayant le sens de notre « que » dans la locut. « aussi bien… que », XÉN. An. 1, 9, 10 ; — et en effet, pour rattacher plus étroitement la propos. à ce qui précède, particul. pour annoncer un développement de preuves, XÉN. An. 2, 6, 2 ; — καὶ γὰρ οὖν, ainsi donc, par conséquent, XÉN. An. 1, 9, 8 et 9 — καὶ γάρ τοι, m. sign. ISOCR. 7, 30 Baiter-Sauppe ; — καὶ γὰρ δή (v. γάρ) ; — καὶ γὰρ δὴ τότε, IL. 16, 810, et en effet certes ; — καὶ γάρ ῥα, IL. 1, 113, m. sign. ; — καὶ γὰρ… τε, IL. 1, 63, et en effet… aussi ;
      3 καί γε, et certes : καὶ καλῶς γε, ἔφη, λέγεις, PLAT. Rsp. 314 d, et vraiment tu parles bien, dit-il ; cf. PLAT. Rsp. 335 b ;
      4 καὶ… δέ, et… aussi, et… de plus : Δαρεῖος Κῦρον σατράπην ἐποίησε, καὶ στρατηγὸν δὲ ἀπέδειξεν, XÉN. An. 1, 1, 2, Darius fit Cyrus satrape, et le nomma en outre chef d’armée ;
      5 καὶ δή, et déjà, et voilà que, IL. 1, 161 ; 2, 135 ; 15, 251 ; OD. 9, 496 ; 10, 30 ; 22, 249 ; — καὶ δὴ καί, PLAT. Phæd. 59 d, et naturellement aussi ; cf. PLAT. Phæd. 112 e, Pol. 268 e, Rsp. 618 a ;
      6 καὶ εἰ ou κεἰ, même si, quand même, quand bien même : Μυσοῖς βασιλεὺς πολλοὺς μὲν ἡγεμόνας ἂν δοίη καὶ ὁδοποιήσειέ γ' ἂν αὐτοῖς, καὶ εἰ σὺν τεθρίπποις βούλοιντο ἀπιέναι, XÉN. An. 3, 2, 24, le grand roi donnerait aux Mysiens beaucoup de guides, et irait jusqu’à leur frayer des routes, même si c’était avec des chars attelés de quatre chevaux qu’ils voulaient se retirer ; dans Hom. καὶ εἰ se construit soit avec l’indic. IL. 13, 316 ; 15, 51, etc. ; soit avec le sbj. IL. 5, 351 ; OD. 16, 98, etc. ; soit avec l’opt. IL. 4, 347 ; 9, 318 ; OD. 13, 292, etc. ; — εἰ καί ou ἢν καί, m. sign. : πάντες ποταμοί, εἰ καὶ πρόσω τῶν πηγῶν ἄποροί εἰσι (var. ἢν καὶ… ὦσι) προσιοῦσι πρὸς τὰς πηγὰς διαϐατοὶ γίγνονται, XÉN. An. 3, 2, 22, tous les fleuves, alors même qu’on ne les peut traverser à quelque distance de leur source, deviennent guéables dans le voisinage des sources ; dans Hom. εἰ καί se construit d’ord. avec l’ind. IL. 3, 215 ; 5, 410 ; OD. 6, 313, etc. ; qqf. avec l’opt. OD. 8, 117, 139 ; la construct. καὶ εἰ est qqf. remplacée par καί suivi d’un part. : Ἕκτορα καὶ μεμαῶτα μάχης σχήσεσθαι ὀΐω, IL. 9, 655, je pense que, malgré son ardeur (litt. quoique ardent) Hector se retirera du combat ; cf. IL. 13, 787 ; 16, 627 ; OD. 2, 343 ; et souvent chez les Att. ;
      7 καὶ μέν, et en outre, d’ord. avec une ou plusieurs particules : καὶ μὲν δή, PLAT. Gorg. 507 b, et en outre, bien plus ; καὶ μὲν δὴ… γε, m. sign. PLAT. Theæt. 155 e, Pol. 287 d, Conv. 197 a, etc. ;
      8 καὶ μήν pour affirmer avec plus de force : et certes, et en vérité, PLAT. Phæd. 84 d, 88 e ; Theæt. 143 e ; — pour marquer une objection : et pourtant, usuel en ce sens chez les Att. ; — ou simpl. pour ajouter à ce qui vient d’être dit : « d’ailleurs », « en outre », « mais de plus », XÉN. An. 1, 9, 10 ; — καὶ μήν γε, pour affirmer avec plus de force, PLAT. Pol. 328 d ;
      9 καί νύ κε δή, et alors en ce moment même, avec idée d’un conditionnel, IL. 7, 273 ; 23, 490 ; OD. 21, 128 :
      10 καί περ (v. καίπερ) :
      11 καί ῥα pour lier plus étroitement deux propos. et donc, et alors, IL. 1, 360 ; cf. OD. 2, 362 :
      12 καί τε, et même, IL. 1, 521 ; cf. OD. 23, 13 ; καί τ' οὔνομα (vulg. καὶ τοὔνομα) IL. 3, 235, et (je dirais) même le nom (de chacun d’eux) ; particul. au commencement d’une période, OD. 17, 485 :
      13 καί τοι (v. καίτοι) ;
   II En poésie καί se réduit qqf. par élision à κ' : εἰ δέ κ' ἔτι, IL. 23, 526, et si même (la course était) encore (plus longue) ; cf. OD. 18, 318 (dans ces passages, beaucoup d’édd. prennent κ' p. κέ, cf. κέν, E, 5) ;
   III καί se contracte par crase :
      1 avec l’art. : χὠ, SOPH. Aj. 456, O.R. 401, etc. ; χἠ, SOPH. El. 1042, Ph. 326, etc. ; χοἰ, SOPH. O.R. 275, etc. ;
      2 avec des subst. ; κεὐγένειαν = καὶ εὐγένειαν, ESCHL. Pers. 442, etc. ;
      3 avec des adj. κἀγαθός, SOPH. Ph. 119, etc. (v. ἀγαθός) ; κἀδάκρυτος, SOPH. Tr. 1200 ; καἰσχρῶν ou κᾀσχρῶν = καὶ αἰσχρῶν, ESCHL. Sept. 685 ; χἄτερος = καὶ ἕτερος (v. ἕτερος) SOPH. O.C. 1192, etc. ; κἀφανής = καὶ ἀφανής, SOPH. O.C. 77 ; κἄλλος = καὶ ἄλλος (v. ἄλλος) SOPH. Ph. 658, etc. ;
      4 avec des pron. κἀγώ (v. ἐγώ) ; κἀμοῦ, SOPH. Aj. 520, O.R. 575, etc. ; κἀμοί, SOPH. Aj. 392 ; O.R. 630, etc. ; κἀμέ, SOPH. Aj. 497, etc. ; χἠμεῖς ou χἡμεῖς (sel. Dind. χ' ἡμεῖς) = καὶ ἡμεῖς, IL. 2, 238 ; χὐμεῖς = καὶ ὑμεῖς, ESCHL. Eum. 1003 ; καὐτός, καὐτοῦ = καὶ αὐτός, καὶ αὐτοῦ (v. αὐτός) OD. 3, 255 ; SOPH. Aj. 347, etc. ; χαὐτοῦ = καὶ ἑαυτοῦ, SOPH. O.R. 234, etc. ; χοὗτος = καὶ οὗτος, SOPH. Ph. 435 ; χᾦ = καὶ ᾧ, ESCHL. Pr. 915 ; κἀκεῖνος = καὶ ἐκεῖνος, SOPH. Aj. 1035, etc. ;
      5 avec des verbes : κἄστιν ou κἀστίν = καὶ ἔστιν ou ἐστίν, SOPH. Aj. 1157, O.R. 1045, etc. ; κἀνάγει = καὶ ἀνάγει, SOPH. Aj. 131 ; κἀναθεῖσα = καὶ ἀναθεῖσα, SOPH. Aj. 476 ; χἀρπάσαι = καὶ ἁρπάσαι, SOPH. Ph. 644 ; κἀποδύρομαι = καὶ ἀποδύρομαι, SOPH. El. 1122 ; κἀπόλωλα = καὶ ἀπόλωλα, SOPH. Ph. 978, etc. ;
      6 avec des mots invariables : adverbes : κἀθέως = καὶ ἀθέως, SOPH. O.R. 354, El. 1181 ; κἄτι = καὶ ἔτι, SOPH. O.R. 272, etc. ; κἀχθές = καὶ ἐχθές, SOPH. Ant. 456 ; κἀκεῖ = καὶ ἐκεῖ, SOPH. Aj. 855 ; κἄνθεν = καὶ ἔνθεν, SOPH. Aj. 725 ; κἀντεῦθεν = καὶ ἐντεῦθεν, SOPH. El. 728 ; καὖθις = καὶ αὖθις. SOPH. Aj. 1359 ; κἆτα = καὶ εἶτα, SOPH. O.R. 544, Ant. 1019, etc. ; ou κἆθ' dev. un esprit rude, SOPH. O.R. 1023, etc ; — prépositions : κἀνά = καὶ ἀνά, ESCHL. Sept. 1028 ; κἀπό = καὶ ἀπό, SOPH. Aj. 1230, etc. ; ou κἀφ' dev. un esprit rude, SOPH. O.R. 351 ; κἀν = καὶ ἐν, SOPH. O.R. 757, O.C. 1410, etc. ; κἀκ = καὶ ἐκ et κἀξ = καὶ ἐξ, SOPH. O.R. 458, 563, etc. ; El. 264, etc. ; κἀπί = καὶ ἐπί, SOPH. Aj. 48, etc. ; — conj. : χὤτι = καὶ ὅτι, SOPH. Aj. 1041, O.R. 933, etc. ; χὤτε = καὶ ὅτε, SOPH. O.C. 1035, Ph. 1271 ; χὤταν = καὶ ὅταν, SOPH. O.C. 1530, etc. ; χὤπως = καὶ ὅπως, SOPH. O.R. 1251, etc. ; κεἰ = καὶ εἰ, SOPH. O.R. 227, etc. ; dor. καἰ = καὶ αἰ (p. καὶ εἰ) THCR. 29, 16 ; — particules : κἄν = καὶ ἄν, SOPH. Aj. 45, etc. ; ou = καὶ ἐάν, SOPH. Aj. 15, 1068, etc. ; particul. avec la nég. οὐ, οὐκ : κοὐ, SOPH. Aj. 33, etc. ; κοὐκ, SOPH. O.R. 58, etc. ; et avec les dérivés : κοὐδέ = καὶ οὐδέ, SOPH. Ant. 1034 ; κοὐδείς = καὶ οὐδείς, SOPH. O.R. 63, etc. ; κοὔτε = καὶ οὔ τε et καὶ οὔτε, SOPH. Aj. 1232, etc. ; κοὔπω = καὶ οὔπω, SOPH. Tr. 461, etc. ; κοὔποτε = καὶ οὔποτε, SOPH. O.C. 628, etc. (pour un grand nombre de formes analogues, rares ou difficiles, v. le mot à son rang alphabétique).

Étym. indo-europ. *ḱm̥t-, avec, le long de, vers le bas ; p. *κατι, d’où *κασι, κάς (chypriote), cf. κασίγνητος.

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Bailly 2020 Hugo Chávez Gérard Gréco, André Charbonnet, Mark De Wilde, Bernard Maréchal & contributeurs / Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification — « CC BY-NC-ND 4.0 »

LSJ

Conj., copulative, joining words and sentences, and; also Adv., even, also, just, freq. expressing emphatic assertion or assent, corresponding as positive to the negative οὐ (< μή) or οὐδέ (< μηδέ).
copulative, and, joining words or sentences to those preceding, ἦ, καὶ κυανέῃσιν ἐπ’ ὀφρύσινεῦσε Κρονίων Il. 1.528, etc. ; repeated with two or more Nouns, αἱ δὲ ἔλαφοι κ. δορκάδες κ. οἱ ἄγριοι οἶες κ. οἱ ὄνοι οἱ ἄγριοι X. Cyr. 1.4.7; joining only the last pair, Cleom. 2.1 (p. 168.5 Z.), Phlp. in APr. 239.30, etc., v.l. in Arist. Po. 1451a20; ὁ ὄχλος πλείων κ. πλείων ἐπέρρει more and more, X. Cyr. 7.5.39; to add epithets after πολύς, πολλὰ κ. ἐσθλά Il. 9.330; πολλὰ κ. μεγάλα D. 28.1, etc. to addalimiting or defining expression, πρὸς μακρὸν ὄρος κ. Κύνθιον ὄχθον to the mountain and specially to…, h.Ap. 17, cf. A. Ag. 63 (anap.), S. Tr. 1277 (anap.) (sts. in reverse order, πρὸς δῶμα Διὸς κ. μακρὸν Ὄλυμπον Il. 5.398); to add by way of climax, θεῶν… κ. Ποσειδῶνος all the gods, and above all…, A. Pers. 750, etc. ; ἐχθροὶ κ. ἔχθιστοι Th. 7.68; τινὲς κ. συχνοί Pl. Grg. 455c; freq. ἄλλοι τε καί…, ἄλλως τε καί…, v. ἄλλος ΙΙ. 6, ἄλλως Ι. 3; ὀλίγου τινὸς ἄξια κ. οὐδενός little or nothing, Id. Ap. 23a; joined with the demonstr. Pron. οὗτος, εἶναι… δούλοισι, κ. τούτοισι ὡς δρηπέτῃσι Hdt. 6.11, cf. 1.147; κ. ταῦτα and this too…, γελᾶν ἀναπείθειν, κ. ταῦθ’ οὕτω πολέμιον ὄντα τῷ γέλωτι X. Cyr. 2.2.16, etc. at the beginning of a sentence, in appeals or requests, καί μοι δὸς τὴν χεῖρα Il. 23.75; καί μοι λέγε…, καί μοι ἀπόκριναι…, Pl. Euthphr. 3a, Grg. 462b; freq. in Oratt., καί μοι λέγε… τὸ ψήφισμα, καί μοι ἀνάγνωθι…, D. 18.105, Lys. 14.8, etc. in questions, to introduce an objection or express surprise, κ. τίς τόδ’ ἐξίκοιτ’ ἂν ἀγγέλων τάχος ; A. Ag. 280; κ. πῶς… ; pray how… ? E. Ph. 1348; κ. δὴ τί… ; but then what… ? Id. Hel. 101; κ. ποῖον… ; S. Aj. 462; κ. τίς εἶδε πώποτε βοῦς κριβανίτας ; Ar. Ach. 86; κἄπειτ’ ἔκανες ; E. Med. 1398 (anap.); κ. τίς πώποτε χαριζόμενος ἑτέρῳ τοῦτο εἰργάσατο ; Antipho 5.57, cf. Is. 1.20, Isoc. 12.23, Pl. Tht. 163d, al. = καίτοι, and yet, Ar. Eq. 1245, E. HF 509. at the beginning of a speech, Lys. Fr. 36a. after words implying sameness or like ness, as, γνώμῃσι ἐχρέωντο ὁμοίῃσι κ. σύ they had the same opinion as you, Hdt. 7.50, cf. 84; ἴσον or ἴσα κ.…, S. OT 611, E. El. 994; ἐν ἴσῳ (sc. ἐστὶ) κ. εἰ… Th. 2.60, etc. after words implying comparison or opposition, αἱ δαπάναι οὐχ ὁμοίως κ. πρίν Id. 7.28; πᾶν τοὐναντίον ἔχει νῦν τε κ. ὅτε… Pl. Lg. 967a. to express simultaneity, ἦν ἦμαρ δεύτερον…, κἀγὼ κατηγόμην S. Ph. 355, cf. Th. 1.50; παρέρχονταί τε μέσαι νύκτες κ. ψύχεται [τὸ ὕδωρ] Hdt. 4.181, cf. 3.108; [οἱ Λακεδαιμόνιοι] οὐκ ἔφθασαν τὴν ἀρχὴν κατασχόντες κ. Θηβαίοις εὐθὺς ἐπεβούλευσαν Isoc. 8.98. joining an affirm. clause with a neg., ἀλλ’ ὥς τι δράσων εἷρπε κοὐ θανούμενος S. Tr. 160, etc. καί…, καί… correlative, not only…, but also…, κ. ἀεὶ κ. νῦν, κ. τότε κ. νῦν, Pl. Grg. 523a, Phlb. 60b; κ. κατὰ γῆν κ. κατὰ θάλατταν X. An. 1.1.7. by anacoluthon, ὣς φαμένη κ. κερδοσύνῃ ἡγήσατ’ Ἀθήνη, for ὣς ἔφη κ.…, Il. 22.247; ἔρχεται δὲ αὐτή τε… κ. τὸν υἱὸν ἔχουσα, for κ. ὁ υἱός, X. Cyr. 1.3.1; ἄλλας τε κατηγεόμενοί σφι ὁδούς, κ. τέλος ἐγίνοντο Hdt. 9.104; τοιοῦτος ὤν, κᾆτ’ ἀνὴρ ἔδοξεν εἶναι Ar. Eq. 392, cf. Nu. 624.
even, also, just, τάχα κεν κ. ἀναίτιον αἰτιόῳτο even the innocent, Il. 11.654, cf. 4.161, etc. ; δόμεναι κ. μεῖζον ἄεθλον an even greater prize, 23.551, cf. 10.556, 5.362; with numerals, κ. πέντε full five, 23.833; γενομένης κ. δὶς ἐκκλησίας Th. 1.44, cf. Hdt. 2.44, 60, 68, al. (but ἐτῶν δύο κ. τριῶν two or three, Th. 1.82, cf. X. Eq. 4.4).
also, κ. ἐγώ I also, Il. 4.40; κ. αὐτοί they also, X. An. 3.4.44, etc. ; Ἀγίας καὶ Σωκράτης κ. τούτω ἀπεθανέτην likewise died, ib. 2.6.30; in adding surnames, etc., Ὦχος ὁ κ. Δαρειαῖος Ctes. Fr. 29.49 (sed Photii est); Ptol. Papyri have nom. ὃς κ., gen. τοῦ κ. etc., Πανίσκος ὃς κ. Πετεμῖνις PLond. 2.219 (b) 2 (ii BC); dat. τῷ κ. ib. (A) v.2, PRein. 26.5 (ii BC); nom. ὁ κ. first in PTeb. 110.1 (i BC), freq. later, BGU 22.25 (ii AD), etc. ; Ἰούδας ὁ κ. Μακκαβαῖος J. AJ 12.6.4; Σαῦλος ὁ κ. Παῦλος Act. Ap. 13.9; with ἄλλος, λαβέτω δὲ κ. ἄλλος Od. 21.152; εἴπερ τι κ. ἄλλο, ὥς τις κ. ἄλλος, X. Mem. 3.6.2, An. 1.3.15, cf. Pl. Phd. 59a, Ar. Nu. 356; freq. in antithetic phrases, οὐ μόνον…, ἀλλὰ καὶ…, not only…, but also…, v. μόνος· οὐδὲν μᾶλλον… ἢ οὐ καὶ… Hdt. 5.94, al. freq. used both in the anteced. and relat. clause, where we put also in the anteced. only, εἰ μὲν κ. σὺ εἶ τῶν ἀνθρώπων ὧνπερ κ. ἐγώ Pl. Grg. 458a, cf. Il. 6.476, X. An. 2.1.21. freq. in apodosi, after temporal Conjs., ἀλλ’ ὅτε δή ῥα…, κ. τότε δή. Il. 1.494, cf. 8.69, Od. 14.112; also after εἰ, Il. 5.897; in Prose, ὡς δὲ ἔδοξεν, κ. ἐχώρουν Th. 2.93; as a Hebraism, κ. ἐγένετο… κ.… LXX Ge. 24.30, al., Ev. Luc. 1.59, etc. with Advs., to give emphasis, κ. κάρτα Hdt. 6.125; κ. λίην full surely, Il. 19.408, Od. 1.46; κ. μᾶλλον Il. 8.470, cf. E. Heracl. 386; κ. πάλαι, κ. πάνυ, S. OC 1252, Pl. Chrm. 154e; κ. μάλα, κ. σφόδρα, in answers, Ar. Nu. 1326, Pl. La. 191e. with words expressing a minimum, even so much as, were it but, just, ἱέμενος κ. καπνὸν ἀποθρῴσκοντα νοῆσαι Od. 1.58; οἷς ἡδὺ κ. λέγειν Ar. Nu. 528; τίς δὲ κ. προσβλέψεται ; who will so much as look at you? E. IA 1192, cf. Ar. Ra. 614, Pl. Ap. 28b, 35b.
just, τοῦτ’ αὐτὸ κ. νοσοῦμεν ΄tis just that that ails me, E. Andr. 906, cf. Ba. 616, S. Tr. 490, Ar. Pax 892, Ra. 73, Pl. Grg. 456a, Tht. 166d; freq. with a relat., τὸ κ. κλαίουσα τέτηκα Il. 3.176; διὸ δὴ καὶ… Th. 1.128, etc. ; also in interrogations (usu. to be rendered by emphasis in intonation), ποίου χρόνου δὲ καὶ πεπόρθηται πόλις ; and how long ago was the city sacked? A. Ag. 278; ποῦ καί σφε θάπτει ; where is he burying her? E. Alc. 834, cf. S. Aj. 1290, al., X. An. 5.8.2, Ar. Pax 1289, Pl. Euthphr. 6b, D. 4.46, etc.
even, just, implying assent, ἔπειτά με κ. λίποι αἰών thereafter let life e΄en leave me, Il. 5.685, cf. 17.647, 21.274, Od. 7.224. κ. εἰ even if, of a whole condition represented as an extreme case, opp. εἰ κ.
although, notwithstanding that, of a condition represented as immaterial even if fulfilled, cf. Il. 4.347, 5.351, Od. 13.292, 16.98 with Il. 5.410, Od. 6.312, 8.139, etc. ; εἰ κ. ἠπιστάμην if I had been able, Pl. Phd. 108d, cf. Lg. 663d. (This remark does not apply to cases where εἰ and καί each exert their force separtely, as εἴ περ ἀδειής τ’ ἐστί, καὶ εἰ.
and if, Il. 7.117, cf. Hdt. 5.78, etc.) before a Participle, to represent either καὶ εἰ…, or εἰ καί…, although, albeit, Ἕκτορα κ. μεμαῶτα μάχης σχήσεσθαι ὀΐω, for ἢν κ. μεμάῃ, how much soever he rage, although he rage, Il. 9.655; τί σὺ ταῦτα, κ. ἐσθλὸς ἐών, ἀγορεύεις ; (for εἰ κ. ἐσθλὸς εἶ) 16.627, cf. 13.787, Od. 2.343, etc. ; κ. τύραννος ὢν ὅμως S. OC 851.
(C) Position: καί and, is by Poets sts. put after another word, ἔγνωκα, τοῖσδε κοὐδὲν ἀντειπεῖν ἔχω, for καὶ τοῖσδε οὐδέν A. Pr. 51, cf. Euph. 51.7, etc. καί also, sts. goes between a Prep. and its case, ἐν κ. θαλάσσᾳ Pi. O. 2.28. very seldom at the end of a verse, S. Ph. 312, Ar. V. 1193.
(D) Crasis: with ᾰ, as κἄν, κἀγαθοί, etc. ; with ε, as κἀγώ, κἄπειτα, etc., Dor. κἠγώ, κἤπειτα, etc. ; with η, as χἠ, χἠμέρη, χἠμεῖς, etc. ; with ι in χἰκετεύετε, χἰλαρή ; with ο, as χὠ, χὤστις, etc. ; with υ in χὐμεῖς, χὐποχείριον, etc. ; with ω in the pron. ᾧ, χᾦ ; with αι, as κᾀσχρῶν ; with αυ, as καὐτός ; with ει, as κεἰ, κεἰς (but also κἀς), κᾆτα ; with εὐ-, as κεὐγένεια, κεὐσταλής ; with οι in χοἰ (χᾠ EM 816.34); with ου in χοὖτος, κοὐ, κοὐδέ, and the like.
Liddell-Scott-Jones, Greek-English Lexicon (9th ed., 1940)

Pape

und, auch.
A. als Konjunktion, und,
1) Etwas so hinzufügend, daß es mit dem Vorigen als eng verbunden, zusammengehörig erscheint ; u. zwar verbindet es so einzelne Wörter, Satzglieder u. ganze Sätze ; von Hom. an bei allen Schriftstellern. Häufig begnügt sich der Grieche mit dieser allgengemeinsten Bezeichnung des Zusammenhanges, wo wir in der Uebersetzung das Verhältnis der zu verbindenden Satzglieder durch andere Konjunktionen bestimmter andeuten. So verbindet es
   a) entgegengesetztes, κατ' ἦμαρ καὶ κατ' εὐφρόνην Soph. El. 251, wo wir gew. aber setzen ; κεῖνος τὰ κείνου στεργέτω, κἀγὼ τάδε Aj. 1018 ; ἃ δαίμων κοὐδεὶς ἀνδρῶν ἐδίδαξεν 239 ; ἵνα δὴ μὴ κακὸς καὶ ἵνα ἀγαθὸς δοκῇ εἶναι, und sogar, sondern vielmehr, Plat. Theaet. 176b ; καὶ σὲ μὲν ἤδη ἐάσω, τὸν δὲ λόγον, doch dich will ich nun lassen, Symp. 201b ; bes. mit der Negation, nachdrücklich, und nicht, aber nicht, θῆλυς οὖσα κοὐκ ἀνδρὸς φύσιν Soph. Tr. 1051 ; αἰσχρῶς κοὐ δίκῃ Phil. 1218 ; τούτοισι κοὐκ ἄλλοισιν ἁρμοσθήσεται O.C. 912 ; διὰ σὲ κοὐκ ἄλλον βροτῶν 1131 ; ἄλλῳ καὶ οὐχ αὑτῷ Plat. Gorg. 452e ; auch für οὐδέ, bei vorangegangener Negation, ὡς οὐ γνωριοῖμι κοὐκ ἀλεξοίμην μαθών Soph. O.R. 539. – In ἀνὰ πέντε μνᾶς καὶ ἕξ, Dem. 27.9, wo v.l. ἢ καί, ist es oder auch, wie Pol. 1.39.12 u. oft. Aehnlich ἐφ' ἡμῖν ἔσται τὸ ἐπιεικέσι καὶ φαύλοις εἶναι Arist. Eth. 3.7.
   b) auch für die Satzverbindung ist es bes. in der altepischen u. in der Sprache des Herodot die gewöhnlichste Verbindungspartikel, auch wo an eine innere Verbindung der Satzglieder zu denken u. später die periodische Vrbdg vom Vorder- u. Nachsatz vorgezogen wird ; bei anderen Partikeln zur näheren Verknüpfung der korrespondierenden Sätze, ἦμος δ' ἠριγένεια φάνη ῥοδοδάκτυλος ἠώς, καὶ τότ' ἀνάγοντο, Il. 1.478 u. öfter, das Erscheinen der Morgenröte fällt mit dem ἀνάγεσθαι zusammen ; ὡς δέ οἱ ταῦτα ἔδοξε καὶ ἐποίεε κατὰ τάχος, wo es durch auch übersetzt werden kann, Her. 1.79 ; allein, oder mit τέ (τέ – καί) die Satzglieder verknüpfend, ἠώς τε δὴ διέφαινε καὶ ἐγένοντο ἐπὶ τῷ οὔρεϊ, es wurde Morgen u. sie kamen auf den Berg, d.i. als es Morgen wurde, kamen sie, Her. 7.217, öfter so bei Zeitbestimmungen ; νύξ τε ἐγένετο καὶ Δαρεῖος ἐχρᾶτο τῇ γνώμῃ ταύτῃ 4.135 ; παρέρχονταί τε μέσαι νύκτες καὶ ψύχεται τὸ ὕδωρ 4.181 ; ἤδη δὲ ἦν ὀψὲ καὶ οἱ Κορίνθιοι ἐξαπίνης πρύμναν ἐκρούοντο Thuc. 1.50 ; ἐκ τούτου ἡμέραι οὐ πολλαὶ διετρίβοντο καὶ οἱ Θρᾷκες διεπράττοντο, nachdem wenige Tage vergangen waren, Xen. An. 7.4.12 ; vgl. ἦν δ' ἦμαρ ἤδη δεύτερον πλέοντί μοι κἀγὼ πικρὸν Σίγειον κατηγόμην Soph. Phil. 355 ; Ant. 1171 ; mit ἅμα, καὶ ταῦθ' ἅμ' ἠγόρευε καὶ πρὸς οὐρανὸν καὶ γαῖαν ἐστήριξε φῶς Eur. Bacch. 1074, wie ἅμα δὲ ταῦτα ἔλεγε καὶ ἐπεδείκνυε Her. 1.112, was freilich, wie Isocr. 4.157 ἅμα διαλλάττονται καὶ τῆς ἔχθρας ἐπιλανθάνονται, dem einfachen und nahe steht. – Solche einfache Vrbdgn, wie καὶ ἥκομεν καὶ ἡμῖν ἐξελθὼν ὁ θυρωρὸς εἶπε Plat. Phaed. 59e u. ἐνταῦθα ἔμειναν ἡμέρας ἑπτὰ καὶ ἧκε μένων Xen. An. 1.2.6, lassen sich zwar leicht periodischer umgestalten, sind aber auch bei Xen. noch sehr gew., vgl. z.B. γείτων οἰκῶ τῇ Ἑλλάδι καὶ ἐπεὶ ὑμᾶς εἶδον εἰς πολλὰ κακὰ ἐμπεπτωκότας, εὕρημα ἐποιησάμην, u. meinte deshalb, An. 2.3.18. Zuweilen ergeben sich auch andere Uebersetzungen aus dem Zusammenhange von selbst, ἐγὼ διδάξω, καὶ σὺ τῷ μάντει πιθοῦ, du aber folge dem Seher, Soph. Ant. 979 ; κἀπεμπόμην πρὸς ταῦτα καὶ τὸ πᾶν φράσω El. 680, wie ich dazu geschickt wurde, will ich es auch sagen ; αὐτός τ' ἔδησα καὶ παρὼν ἐκλύσομαι, wie ich sie binden ließ, so will ich auch selbst sie befreien, Ant. 1112 ; οἶδ' ὅτι νοσεῖτε πάντες καὶ νοσοῦντες ὡς ἐγὼ οὐκ ἔστιν ὑμῶν ὅστις ἐξ ἴσου νοσεῖ, und doch ist unter euch keiner, O.R. 60 ; vgl. Ar. Eccl. 977. – Dem καίτοι entspricht es, das Frühere einschränkend, Dem. 20.21, δέκα θήσω, καὶ μὰ τοὺς θεοὺς, οὐκ οἴομαι πέντε εἶναι, parenthetisch, u. doch glaube ich nicht, daß es fünf sind ; vgl. §.102 ἐμοὶ δοκεῖ Λεπτίνης (καί μοι πρὸς Διὸς μηδὲν ὀργισθῇς), öfter. – Hom. vrbdt anakoluthisch so auch partic. u. verb. finit., ἃς φαμένη καὶ κερδοσύνῃ ἡγήσατ' Ἀθήνη, eigtl., so wie sie sagte, ging sie auch voran, Il. 22.247 ; anders ἐρητύοντο μενοντες ἀλλήλοισί τε κεκλόμενοι καὶ πᾶσι θεοῖσιν χεῖρας ἀνίσχοντες μεγάλ' εὐχετόωντο ἕκαστος 8.345 ; vgl. Thuc. 4.100 ἄλλῳ τε τρόπῳ πειράζοντες καὶ μηχανὴν προσήγαγον, was anakoluthisch zu fassen.
   c) wie in vielen der angeführten Beispiele, so ist die Vrbdg τέ – καί sehr geläufig, wenn Aehnliches oder notwendig Zusammengehöriges an einander gereiht wird ; Stallbaum zu Plat. Phileb. 4 macht bes. auf Verbindungen wie δοκεῖ τε καὶ δόξει, πράττουσί τε καὶ ἔπραττον aufmerksam ; καὶ – καί steht, wenn Verschiedenartiges verbunden wird, sowohl – als auch. Wenn einzelne Wörter verbunden werden, steht τέ καί neben einander, Ἀτρεῖδαί τε καὶ ἄλλοι ἐϋκνήμιδες Ἀχαιοί Il. 1.17 ; ἔρχεταί τε καὶ φυλάξεται Soph. Phil. 48 ; ἠχθέσθη τε καὶ ἔδεισε Xen. An. 7.5.6 ; wenn längere Satzglieder verbunden werden, wird τέ von καί getrennt, αὐτός τε ἔσπενδε καὶ τοῖς νεανίσκοις ἐγχεῖν ἐκέλευσε Xen. An. 4.3.13, u. so oft, bes. in dieser Vrbdg mit αὐτός ; auffallend πῇ διαφέρει ὁ τυραννικός τε καὶ ὁ ἰδιωτικὸς βίος Hier. 1.2, wo die zu vergleichende Lebensweise des Tyrannen u. des Privatmannes eng zusammengestellt werden ; vgl. Plat. Legg. VIII.831d διὰ τὴν τοῦ χρυσοῦ τε καὶ ἀργύρου (Gold und Silber als ein Begriff) ἀπληστίαν πᾶσαν μὲν τέχνην καὶ μηχανὴν καλλίω τε καὶ ἀσχημονεστέραν ἐθέλειν ὑπομένειν, gute oder schlechte Mittel gelten dabei ganz gleich. In καὶ ἀγαθοὶ καὶ κακοί wird der Unterschied hervorgehoben, sowohl gute als schlechte, nicht als Eines gedacht ; κἂν τύχω κἂν μὴ τύχω Eur. Hec. 734 ; ὡς καὶ τὸν ἐχθρὸν ἀνταμύνωνται καὶ τὸν φίλον τιμῶσιν Soph. Ant. 639 ; ἡμῖν μὲν εἰκάζουσι καὶ τὰ τοῦδ' ἔπη ὀργῇ λελέχθαι καὶ τὰ σ', Οἰδίπου, δοκεῖ O.R. 404, sowohl deine als seine Worte ; Hom. vrbdt noch nicht καὶ – καί, sondern nur τέ – τέ ; Il. 21.262, φθάνει δέ τε καὶ τὸν ἄγοντα, ist καί auch zu übersetzen, wie auch in der Vrbdg ἠδὲ καί, und auch, 7.274, Od. 1.240 ; vgl. ἠμέν – ἠδὲ καί, 5.128, u. s. hierüber u. über καί τε unten τέ. Bei den Attikern wird καί auch öfter gesetzt, wodurch gewöhnlich die Vrbdg nachdrücklich hervorgehoben wird, rhetorische Figur des Polysyndeton, καὶ φημὶ κἀπόφημι κοὐκ ἔχω, τί φῶ Soph. O.C. 317 ; κλύειν καὶ σμικρὰ καὶ δίκαια καὶ τἀναντία Ant. 663 ; so viermal O.R. 1091, fünfmal Ant. 352, O.R. 458 ; ἰταμὸν γὰρ ἡ πονηρία καὶ τολμηρὸν καὶ πλεονεκτικὸν καὶ τοὐναντίον ἡ καλοκ ἀγαθία ἡσύχιον καὶ ὀκνηρὸν καὶ βραδὺ καὶ δεινὸν ἐλαττωθῆναι Dem. 25.24 ; – ἄλλως τε καί s. unter ἄλλως.
   d) wie in Beispielen der Art, οὐχ ὁμοίοις ἀνδράσι μαχοῦνται νῦν τε καὶ ὅτε τοῖς ἀτάκτοις ἐμάχοντο, Xen. An. 5.4.21, ähnliche Fälle zusammengestellt u. verglichen werden, so wird bei ὁ αὐτός, ἴσος, ὅμοιος, τέ καί u. häufiger allein καί hinzugesetzt, wo wir wie oder als übersetzen, οὐ τὴν αὐτὴν τυγχάνω γνώμην ἔχων ἔν τε τῷ παρόντι καὶ περὶ τὰς ἀρχὰς τοῦ λόγου, ich habe nicht dieselbe Ansicht jetzt wie im Anfang der Rede, Isocr. 4.187 ; τὴν αὐτὴν ἐσκευασμένοι καὶ ὁ πεζὸς αὐτέων Her. 7.84 ; 4.109 u. öfter ; ταὐτὰ σὺ καὶ ἐγώ Plat. Gorg. 491b ; ταὐτὸν καὶ ἀγαθόν, es ist einerlei mit dem Guten, Phil. 22c, ἀξίους ὄντας ταῖς αὐταῖς τιμαῖς καὶ τοὺς ἀθανάτους τιμᾶσθαι Lys. 2.80 ; – ὡς ὑμᾶς ἴσα καὶ τὸ μηδὲν ζώσας ἐναριθμῶ, eigtl. »euch u. die nicht Lebenden rechne ich gleich«, ich rechne euch gleich wie die Toten, Soph. O.R. 612, 1187, O.C. 814 ; ἐν ἴσῳ, ἴσα καί, Thuc. 2.60, 3.14 ; ἔστι δὲ παραπλησίη ἡ κάθαρσις τοῖσι Λυδοῖσι καὶ τοῖσι Ἕλλησι Her. 1.35, ist bei den Lydern ähnlich wie bei den Griechen ; τουτέων ἕκαστον ὁμοίως καὶ τὸν πρότερον κατέλεξα 7.115 ; auch ὡς tritt hinzu, ἐπειρωτῶν ἑκάστας ὁμοίως ὡς καὶ τὸν πεζόν 7.100, wenn nicht ὡς zu tilgen ist ; οὐχ ὁμοίως πεποιήκασι καὶ Ὅμηρος Plat. Ion 531d ; αἱ δαπάναι οὐχ ὁμοίως καὶ πρὶν ἀλλὰ μείζους Thuc. 7.28 ; ἐν τῷ ὁμοίῳ καί 6.11 ; οὐχ ὅμοιά γε σοὶ καὶ ἐκείνοις ὑπῆρχε Lys. 13.27 ; auch bei ἕτερος, Arist. polit. 1.5. Hiermit lassen sich vergleichen : εἰ μὲν καὶ σὺ εἶ τῶν ἀνθρώπων, ὧνπερ καὶ ἐγώ, wo man es mit auch übersetzt, Plat. Gorg. 457e ; ἐὰν ἄρα καὶ σοὶ ξυνδοκῇ ἅπερ καὶ ἐμοί Phaed. 64c ; ὥσπερ καὶ ὀνομάζεται οὕτω καὶ εἶναι Rep. V.470b, vgl. B. 1.
2) in der so geläufigen Vrbdg πολλὰ καὶ καλά wird eigentlich, wie das bes. bei Her. vorkommende πολλά τε καὶ καλά, πολλά τε καὶ κακὰ πάσχειν 4.167 zeigt (vgl. πολύς), das Prädikat der Menge mit dem andern dabeistehenden engverbunden gedacht, wobei das hinzutretende Wort also eine nähere Bestimmung des πολύς angibt, »Vieles und zwar Schönes« ; u. so bedeutet καί öfter eine nähere Bestimmung, auch Berichtigung u. Einschränkung des Früheren, und zwar ; βῆ πρὸς δῶμα Διὸς καὶ μακρὸν Ὄλυμπον Il. 5.398 ; αὗταί σ' ὁδηγήσουσι καὶ μάλ' ἀσμένως, und zwar sehr gern, Aesch. Prom. 730 ; λέγων ἔοικα πολλὰ καὶ μάτην ἐρεῖν 1009 ; πάρεστι δῆτα καὶ μάλ' ἄζηλος θέα Soph. El. 1447 ; παρῆσάν τινες καὶ πολλοί γε, u. zwar viele, Plat. Phaed. 58d ; Gorg. 455c ; ὡς δὲ ἐχθροὶ καὶ ἔχθιστοί εἰσι, πάντες ἴστε Thuc. 7.68 ; πολλοὺς καὶ τοὺς πλείους 7.48, wo man es, wie Plat. Apol. 23a, σοφία ὀλίγου τινὸς ἀξία ἐστὶ καὶ οὐδενός, odervielmehr übersetzen kann ; vgl. Gorg. 504e. So bes. auch in Verbindung mit οὗτος, z.B. ἢ εἶναι ἐλευθέροισι ἢ δούλοισι καὶ τούτοισι ὡς δραπέτῃσι Her. 6.11 ; ἀπόρων ἐστὶ καὶ ἀνάγκῃ ἐχομένων καὶ τούτων πονηρῶν, und zwar solcher, die schlecht sind, und zwar wenn diese schlecht sind, Xen. An. 2.5.21 ; vgl. ἔχοντες τοσούτους πόρους καὶ τούτων μηδένα ἐπικίνδυνον 2.5.20 ; häufiger, in Beziehung auf den ganzen voranstehenden Satz, καὶ ταῦτα, zuweilen mit eigenem Verbum, ὁ δ' ἐξαλύξας οἴχεται, καὶ ταῦτα κούφως ἐκ μέσων ἀρκυσμάτων ὤρουσεν Aesch. Eum. 111 ; ἄνδρα γενναῖον θανεῖν, καὶ ταῦτα πρὸς γυναικός ib. 595, wo wir »und zwar«, »und das«, »und noch dazu« sagen ; so die anderen Tragg. u. in Prosa, φανήσεται ἡμᾶς εὖ ποιῶν, καὶ ταῦθ' ὧν μάλισθ' ἡμῶν ἡ πόλις δεῖται Dem. 20.30, vgl. οὗτος. Es steht auch ein Partizip dabei, ὅτι ἤδη ἔπη φθέγγομαι καὶ ταῦτα ψέγων, eigtl. und dies tue, während ich tadle, da ich doch tadle, Plat. Phaedr. 241e ; καὶ ταῦτα σοφὸς ὤν Gorg. 508a ; eigentümlich nachgestellt νῦν γε, ἔφη, ἐπεχείρησας οὐδὲν ὢν καὶ ταῦτα Rep. I.341c. – Dem lat. denique, kurz, entspricht es oft vor πᾶς am Schlusse des Satzes, Dem. 23.85 οὐκοῦν καὶ τῷ μὴ προσθεῖναι – καὶ τῷ εἰπεῖν –, καὶ πᾶσιν οὕτως φανερῶς καὶ παρὰ τοῦτον εἴρηκε τὸν νόμον.
B. Mehr adverbial, auch, und zwar :
   1) quoque, gleichfalls, gleichstellend u. hinzufügend, wo man sich das erste Glied ergänzen kann, vgl. die Beispiele unt. A 1d ; δότε δὴ καὶ τόνδε γενέσθαι παῖδ' ἐμὸν ὡς καὶ ἐγώ περ ἀριπρεπέα Τρώεσσιν Il. 6.406, daß auch dieser mein Sohn sich auszeichne, gleich wie ich ; ἐπιβουλεύει Κύρῳ καὶ πρόσθεν πολεμήσας, wie er schon früher mit ihm Krieg geführt hatte, Xen. An. 1.6.1 ; ibd. 2.1.22 ὅτι καὶ ἡμῖν ταὐτὰ δοκεῖ ἅπερ καὶ βασιλεῖ ; woran sich Sätze reihen wie ἐμοῦ ἰόντος ὅποι καὶ ὑμεῖς 1.3.6, wohin auch ihr geht ; καὶ ἀεὶ καὶ νῦν, jetzt wie immer, Plat. Gorg. 523a ; καὶ τότε καὶ νῦν, jetzt wie damals, Phil. 60c ; so auch ἀεὶ εἰώθειμεν φοιτᾶν παρὰ τὸν Σωκράτη καὶ δὴ καὶ τότε, und so auch damals, wir gingen auch damals, wie wir immer zu tun pflegten, Phaed. 59c ; ähnlich εἴπερ κἀγώ τι φρονῶ Soph. Phil. 192 ; καὶ σοὶ ταῦτα παρῄνεσα O.C. 1419 ; εἴπερ τις καὶ ἄλλος Plat. Phaed. 58e u. oft, wie ὥς τις καὶ ἄλλος ; ἵνα καὶ εἰδῶ ὅτι λέγεις Gorg. 467c ; ἔφυγεν ἔχων καὶ τὸ στράτευμα Xen. An. 1.9.31, er selber und auch das Heer. – Man bemerke bes. καὶ αὐτός, ebenfalls, ὡς ἐνόησαν αὐτῶν τὴν πορείαν ἐπὶ τὸ ἄκρον, εὐθὺς καὶ αὐτοὶ ὥρμησαν ἁμιλλᾶσθαι ἐπὶ τὸ ἄκρον Xen. An. 3.4.44 ; vgl. 7.8.17 ; ἐν τῷ χειμῶνι καὶ αὐτός ποτε κατέμαθον, ich habe auch selbst erfahren, 5.8.14. Eben so Ἀγίας καὶ Σωκράτης καὶ τούτω ἀπεθανέτην, starben ebenfalls, Xen. An. 2.6.30 ; ταῦτα δὲ ποιῶν καὶ οὗτος ἀποθνήσκει Hell. 6.4.34 ; öfter nimmt so καὶ οὗτος das Frühere wieder auf, auch dieser, z.B. Ἀριαῖος δέ, ὃν ἡμεῖς ἠθέλομεν βασιλέα καθιστάναι, καὶ ἐδώκαμεν πιστά, καὶ οὗτος πειρᾶται An. 3.2.5 ; ib. 35 εἰ οἱ πολέμιοι, ὥσπερ οἱ δειλοὶ κύνες –, εἰ καὶ οὗτοι ἡμῖν ἐπακολουθοῖεν.
   2) das Hinzukommende hervorhebend, etiam, sogar, auch, selbst ; Τυδείδης, ὃς νῦν γε καὶ ἂν Διῒ πατρὶ μάχοιτο, er möchte wohl selbst mit Zeus kämpfen, sc. wie mit diesen anderen, Il. 5.362 ; ἔπειτά με καὶ λίποι αἰών, dann weiche sogar das Leben von mir, wobei man hinzudenken kann, nicht nur alle übrigen Güter des Menschen, sondern auch sein teuerstes, das Leben, 5.685 ; τάχα κεν καὶ ἀναίτιον αἰτιόῳτο, sogar einen Unschuldigen, 11.654 ; κέλεταί ἑθυμὸς καὶ ἐς πυκινὸν δόμον ἐλθεῖν, sogar in die feste Behausung einzudringen, 12.301 ; καὶ ὀψέ, auch, selbst spät noch, 4.181 ; κἀξάγγελλ' ἰὼν καὶ πᾶσι Καδμείοισι Soph. O.C. 1396 ; ἐν πᾶσι καὶ τοῖς ἐλαχίστοις παρανομήμασι θάνατον εἶναι τὴν ζημίαν, auch bei den kleinsten Vergehen, Lycurg. 65. Beim Komparat., θεὸς καὶ ἀμείνονας ἶππους δωρήσαιτο, er könnte wohl Pferde, und zwar schönere, noch schönere Pferde schenken, Il. 10.556 ; δόμεναι καὶ μεῖζον ἄεθλον, noch einen größeren Kampfpreis, 23.551, vgl. 19.200, 23.386 ; ἄξιος φέρειν τῆσδε καὶ μείζω χάριν Soph. O.C. 764 ; Aj. 1350 ; so tritt es auch verstärkend zu λίαν, καὶ λίαν, oft bei Hom.; καὶ μάλα, Xen. An. 1.5.8 u. oft ; καὶ μᾶλλον, 6.4.35 ; καὶ μάλιστα, gar sehr, Cyr. 2.1.5 ; οἵ τε ἄλλοι καὶ μάλιστα Her. 6.136 ; καὶ μάλιστα ἀγανακτῶ Lycurg. 139 ; καὶ μάλα πολλοῖς Plat. Prot. 315d ; ὡμολόγησε καὶ μάλ' ἀκόντως 333b ; καὶ πάνυ, Phaed. 64b ; καὶ πολλάκις, Pol. 9.16.2 ; καὶ δικαίως γε, Xen. Cyr. 2.2.14 ; καὶ ῥᾳδίως, 1.4.11, vgl. oben A. 2. – Beschränkend, ἱέμενος καὶ καπνὸν ἀποθρώσκοντα νοῆσαι, auch nur, Od. 1.58 ; ἄξιόν τι καὶ τριχός Ar. Ran. 614 ; εἴ τις μέλλει καὶ σμικρὸν ἀρετῆς μεθέξειν Plat. Legg. VII.816e ; βλάπτειν καὶ ὁ ντινοῦν ἄνθρωπον Rep. I.335b ; μεταβολὴν καὶ ἡ ντινοῦν ἐνδέχεται, auch nur eine gewisse, sei es welche es wolle, Phaed. 78d ; ähnlich ἀλλ' ἀρκεῖ καὶ τοῦτο, auch das schon reicht hin, Gorg. 498a ; ἀλλ' ἱκανὰ καὶ ταῦτα Apol. 28a ; καὶ μικρῷ ὄψῳ ἀνακτήσασθαι φίλους Xen. Cyr. 2.2.10. – Am bestimmtesten ist dieser Gebrauch in der Vrbdg οὐ μόνον, ἀλλὰ καί ausgeprägt. – So ist es
   3) meist auch beim Partizip zu fassen, Ἕκτορα καὶ μεμαῶτα μάχης σχήσεσθαι ὀΐω, sogar wenn er eifrig darnach verlangt, auch den Anstürmenden, Il. 5.651 ; πὰρ δύναμιν δ' οὐκ ἔστι καὶ ἐσσύμενον πολεμίζειν, auch der Eifrige, Kampfbegierige, kann nicht über Vermögen kämpfen, 13.787 ; τί σὺ ταῦτα καὶ ἐσθλὸς ἐὼν ἀγορεύεις, wie kannst du, auch ein Tapferer seiend, das sagen, 16.627, vgl. 15.276, Od. 2.343 ; θέαμα οἷον καὶ στυγοῦντ' ἐποικτίσαι, das auch der Hassende bemitleidet, Soph. O.R. 1296. In allen diesen Fällen könnte auch καίπερ stehen. Und so tritt auch ὅμως wirklich dazu, ὑφ' ὧν ἐγὼ ταχθεὶς τάδ' ἔρδω καὶ τύραννος ὢν ὅμως Soph. O.C. 855, καὶ μάλα βουλόμενος ἀπάγειν τὸ στράτευμα ὅμως ἐκεῖ κατέμεινε Xen. Hell. 6.5.20, vgl. ὃς καὶ τοῦ ἀδελφοῦ καὶ τεθνηκότος ἤδη ἀποτεμὼν τὴν κεφαλήν, der auch seinem Bruder, der sogar schon tot war, den Kopf abschneiden ließ, An. 3.1.17 ; beim gen. absol., ὁ ἕτερος οὐκ ἔφη καὶ μάλα πολλῶν φόβων προσαγομένων 4.1.23.
   4) Im Anfange einer Rede bezieht es sich als Erwiederung auf etwas Vorangegangenes, nimmt dies auf und führt es fort, wie sich dies bes. in den Wechselreden bei den Tragg. zeigt, vgl. z.B. Soph. O.R. 771, 963, 1132. Die homerischen Fälle, wo ein Satz beginnt mit καὶ τότε, καὶ τότε δή, καὶ τότ' ἔπειτα, Il. 1.92, 478, 9.475, 15.220 u. sonst, gehören mehr zu den unter A.1b aufgeführten. – Besonders merke man den Gebrauch das καί
   a) vor Imperativen, καί μοι ἀπόκριναι, und nun antworte mir, Plat. Gorg. 562b, καί μοι λέγε Euthyphr. 3a, u. häufig bei den Rednern in den Aufforderungen an den Schreiber, Dokumente vorzulesen, καί μοι ἀνάγνωθι.
   b) in Fragen, ἦ καί μοι νεμεσήσεαι ; Od. 1.389, wirst du mir auch zürnen ? gew. mit Lebhaftigkeit und Nachdruck, καὶ νῦν τί μ' ἄγετε Soph. Phil. 1018, öfter, wie Aesch. Prom. 253, Pers. 233 ; ποῖον ἄνδρα καὶ λέγεις ; welchen Mann meinst du nur ? O.R. 1129 ; τοῦ καί ποτ' εἶ ; Ar. Pax 1288 ; ἄμφω γὰρ αὐτὰ καὶ κατακτεῖναι νοεῖς ; denkst du denn gar beide zu töten ? Soph. Ant. 766 ; πῶς δὲ καὶ στρατὸς τοσοῦτος πεζὸς ἤνυσεν περᾶν Aesch. Pers. 707 ; τίνα δὲ καὶ πενθήσομεν 288 ; ἴδωμεν τί ποτε καὶ λέγομεν, was denn wohl, Plat. Gorg. 451a ; τί γὰρ ἄν τις καὶ ποιοῖ ἄλλο ; Phaed. 61e ; τίνος δὲ καὶ ἔστι τῶν πολιτῶν ; Theaet. 144b ; καὶ τί δή ; Xen. Cyr. 1.3.10 ; ποίαν καὶ ἧτταν λέγεις ; 3.1.19 ; ἤροντο, τί καὶ βουλόμενος ταῦτα πράττοι Hell. 3.3.11 ; τί ποτε καὶ καλέσαι χρή ; 2.3.47 ; so auch richtig An. 1.8.16 ἤρετο, ὅτι καὶ εἴη τὸ σύνθημα, u. sonst.
   c) auch in Antworten, καὶ κάρτα Soph. O.C. 65, 302 u. sonst, wie bei Plat. u. A.; καὶ μάλα, ἔφη, ja wohl, Xen. Mem. 2.2.1. Ueber die Stellung des καί ist zu merken, daß es zuweilen nicht bei dem Worte steht, wo man es erwarten sollte, ἐκεῖθι κἦλθον, für καὶ ἐκεῖθι ἦλθον, Aesch. Spt. 792 ; ἔγνωκα τοῖσδε κοὐδὲν ἀντειπεῖν ἔχω Prom. 51, u. öfter bei Tragg. Auch tritt es der Präposition nach, ἐν καὶ θαλάσσᾳ Pind. Ol. 2.51 ; μὴ μετὰ καὶ τοῦ ψεύδεσθαι Luc. Fugit. 19.
Die Verbindungen des καί mit anderen Partikeln folgen in der alphabetischen Ordnung an ihrer Stelle.
Hier mögen die bei diesem Worte bes. häufigen Krafen bemerkt werden, die sich am meisten bei Soph. finden : καὶ ἀ- = κἀ-, z.B. κἀγαθός, κἀδάκρυτος, κἀθέως, κἀκροθίνια, Tr. 748, κἄλλος, κἀποδύρομαι, κἀσαφῆ, καὖθις, χἀρπάσαι = καὶ ἁρπάσαι, Phil. 640, κἄν, s. unten bes.; καὶ ἐ- = κἀ-, z.B. κἀγώ, κἄδρων, κἄθηκας, κἀμάνθανον, κἀμός, κἀξ, κἀστίν, χαὐτοῦ = καὶ ἑαυτοῦ, O.R. 234 ; κεἰ = καὶ εἰ, wie auch κεἰσήκουσας Ant. 9 ; aber κἆτα = καὶ εἶτα, nach Apoll. adv. 497.19 ohne ι subscr. zu schreiben ; κεὐσταλής = καὶ εὐσταλής ; χἠ = καὶ ἡ, Soph. El. 1031, wie χἠμεῖς, χὠπόσοι = καὶ ὁπόσοι, χὤτι = καὶ ὅτι, χοἰ = καὶ οἱ, κοὐκ = καὶ οὐκ.
Pape, Griechisch-deutsches Handwörterbuch (3. Aufl., 1914)

TBESG

καί,
conj.,
and
__I. Copulative.
__1. Connecting single words;
__(a) in general: Mat.2:18, 16:1, Mrk.2:15, Luk.8:15, Heb.1:1, al. mult.; repeated before each of the terms in a series, Mat.23:23, Luk.14:21, Rom.7:12, 9:4, al.
__(b) connecting numerals (WM, §37, 4): Jhn.2:20, Act.13:20;
__(with) joining terms which are not mutually exclusive, as the part with the whole: Mat.8:33, 26:59, Mrk.16:17, Act.5:29, al.
__2. Connecting clauses and sentences: Mat.3:12, Act.5:21, al. mult.; esp.
__(a) where, after the simplicity of the popular language, sentences are paratactically joined (WM, §60, 3; M, Pr., 12; Deiss., LAE, 128ff.): Mat.1:21, 7:25, Mrk.9:5, Jhn.10:3, al.;
__(b) joining affirmative to negative sentences: Luk.3:14, Jhn.4:11, IIIJhn.10;
__(with) consecutive, and so: Mat.5:1, 23:32, Heb.3:19, al.; after imperatives, Mat.4:19, Luk.7:7, al.;
__(d) = καίτοι, and yet: Mat.3:14, 6:26, Mrk.12:12, Luk.18:7 (Field, Notes, 72), 1Co.5:2, al.;
__(e) beginning an apodosis (= Heb. וְ; so sometimes δέ in cl.), then: Luk.2:21, 7:12, Act.1:10; beginning a question (WM, §53, 3a): Mrk.10:26, Luk.10:29, Jhn.9:36.
__3. Epexegetic, and, and indeed, namely (WM, §53, 3c): Luk.3:18, Jhn.1:16, Act.23:6, Rom.1:5, 1Co.3:5, al.
__4. In transition: Mat.4:23, Mrk.5:1, 21, Jhn.1:19, al.; so, Hebraistically, καὶ ἐγένετο (וַי:הִי; also ἐγένετο δέ), Mrk.1:9 (cf. Luk.5:1; V. Burton, §§357-60; M, Pr., 14, 16).
__5. καὶ . . . καί, both . . . and (for τε . . . καί, see: τε);
__(a) connecting single words: Mat.10:28, Mrk.4:41, Rom.11:33, al.;
__(b) clauses and sentences: Mrk.9:13, Jhn.7:28, 1Co.1:22, al.
__II. Adjunctive, also, even, still: Mat.5:39, 40; Mrk.2:28, al. mult.; esp. with pron., adv., etc., Mat.20:4, Jhn.7:47, al; ὡς κ., Act.11:17; καθὼς κ., Rom.15:7; οὑτω κ., Rom.6:11; διὸ κ., Luk.1:35; ὁ κ. (Deiss., BS, 313ff.), Act.13:9; pleonastically, μετὰ κ.. (Bl., §77, 7; Deiss., BS, 265f,), Php.4:3; τί κ., 1 Co 15:29; ἀλλὰ κ., Luk.14:22, Jhn.5:18, al.; καίγε (M, Pr., 230; Burton, §437), Act.17:27; καίπερ, Heb.5:8; κ. ἐάν, see: ἐάν.
ἐάν, contr. fr. εἰ ἄν,
conditional particle,
representing something as 'under certain circumstances actual or liable to happen,' but not so definitely expected as in the case of εἰ with ind. (Bl., §65, 4; cf. Jhn.13:17, 1Co.7:36), if haply, if;
__1. with subjc. (cl.);
__(a) pres.: Mat.6:22, Luk.10:6, Jhn.7:17, Rom.2:25, 26 al.;
{ __(b) aor. (= Lat. fut. pf.): Mat.4:9 16:26 (cf. ptcp. in Luk.9:25; M, Pr., 230), Mrk.3:24, Luk.14:34, Jhn.5:43, Rom.7:2, al.; = cl. εἰ, with opt., Jhn.9:22 11:57, Act.9:2; as Heb. אִם = ὅταν, Jhn.12:32 14:3, I Jhn.2:28 3:2, Heb.3:7' (LXX) .
__2. C. indic, (as in late writers, fr. Arist. on; see WH, App., 171; VD, MGr. 2, App., §77; Deiss., BS, 201f., LAE, 155, 254; M, Pr., 168, 187; Bl., §65, 4);
__(a) fut.: Mat.18:19 T, Luk.19:40, Act.7:7;
__(b) pres.: 1Th.3:8 (see Milligan, in l.).
__3. With other particles: ἐ. καί (Bl., §65, 6), Gal.6:1; ἐ. μή (M, Pr., 185, 187; Bl., l.with), with subjc. pres., Mat.10:13, 1Co.8:8, Jas.2:17, 1Jn.3:21; aor., Mat.6:15, Mrk.3:27, Jhn.3:3, Rom.10:15, Gal.1:8 2:16 (see Lft., Ellic., in ll.); ἐ. τε . . . ἐ. τε, [in LXX for אִם . . . אִם, Est.19:13, al.,] Rom.14:8.
__4. = cl. ἄν (which see) after relat. pronouns and adverbs (Tdf., Pr., 96; WH, App., 173; M, Pr., 42f.; Bl., §26, 4; Mayser, 152f.; Deiss., BS, 202ff.): ὃς ἐ., Mat.5:19, Mrk.6:22, 23 Luk.17:32, 1Co.6:18, al.; ὅπου ἐ., Mat.8:19; ὁσάκις ἐ., Rev.11:6; οὗ ἐ., 1Co.16:6; καθὸ ἐ., 2Co.8:12; ὅστις ἐ., Gal.5:10.
(AS)
Translators Brief lexicon of Extended Strongs for Greek based on Abbot-Smith, A Manual Greek Lexicon of the New Testament (1922) (=AS), with corrections and adapted by Tyndale Scholars
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